Pourquoi 300 €, c'est mathématiquement impossible
Faisons le calcul ensemble. Un site correct, même minimaliste, demande : un échange pour comprendre votre activité, la rédaction des textes, l'intégration, les réglages techniques, la mise en ligne. Soit 10 à 15 heures de travail qualifié au strict minimum. À 300 €, ça fait 20 à 30 € de l'heure, charges comprises, avant le coût de l'hébergement et du commercial qui vous a appelé.
Personne ne travaille à perte. Donc si le prix affiché ne couvre pas le travail, l'argent est ailleurs. Toute la question est : où ?
Les 5 endroits où se cache le vrai prix
L'abonnement déguisé. Les 300 € ne sont que les « frais de dossier ». Derrière : 50 à 90 €/mois sur 48 mois, engagement ferme, souvent via un contrat de location financière revendu à un organisme de crédit. Coût réel : 2 700 à 4 600 €. Pour un template dupliqué.
Le template cloné. Votre site est la copie conforme de 200 autres, photos de banque d'images comprises. Google déteste le contenu dupliqué : ces sites ne ressortent sur rien.
Zéro référencement. « Visible sur Google » signifie ici « indexé », c'est-à-dire trouvable en tapant votre propre nom. Être trouvé sur « carreleur Toulouse » par des gens qui ne vous connaissent pas, c'est un autre métier — le nôtre, et il ne tient pas dans 300 €.
La prise d'otage. Nom de domaine déposé au nom du prestataire, code non récupérable, contenus inexportables. Le jour où vous voulez partir : tout est à refaire, et votre adresse web reste chez eux. On a écrit un guide complet sur la propriété de votre site, lisez-le avant de signer quoi que ce soit.
Les suppléments en cascade. Changer une photo : 60 €. Ajouter une page : 150 €. Le « pack visibilité » : 40 €/mois. Le site d'appel devient un distributeur de factures.
Les 6 questions à poser avant de signer (et les bonnes réponses)
« À qui appartient le nom de domaine ? » — À vous, dès le premier jour ou à une échéance claire. Sinon, fuyez.
« Quel est le coût total sur la durée d'engagement ? » — Exigez le chiffre écrit. C'est lui, le vrai prix.
« Que se passe-t-il si je résilie ? » — Vous devez savoir ce que vous gardez : domaine, contenus, site.
« Montrez-moi 3 sites livrés et leur position sur Google. » — Tapez les métiers + villes des exemples fournis. S'ils n'apparaissent nulle part, le « référencement inclus » est du vent.
« Le contrat est-il une location financière ? » — Si un organisme de financement tiers apparaît, c'est le montage le plus verrouillé du marché. Quasi impossible d'en sortir, même si le prestataire disparaît.
« Qui rédige les contenus ? » — Si c'est vous, le site ne sortira jamais, et ils le savent.
Quand un petit prix est légitime
Soyons honnêtes : un prix d'entrée bas n'est pas une arnaque en soi. Un freelance qui démarre peut faire un site simple à 500 €. Et notre propre offre Vitrine démarre à 290 € de création — la différence est dans ce qui suit et ce qui est écrit : 89 €/mois tout compris, sans engagement, prix publics sur la page des offres, et la pleine propriété du site et du domaine après 12 mois. Le modèle abonnement n'est pas le problème. L'opacité, si.
La règle simple : un prestataire honnête n'a aucune raison de cacher le coût total, ni de garder votre nom de domaine.
Vous avez déjà signé ? Voilà quoi faire
D'abord, relisez le contrat : durée d'engagement, préavis, propriété du domaine. Vérifiez à qui appartient votre domaine sur un annuaire WHOIS (c'est public et gratuit). Si le domaine est à votre nom, une sortie est négociable. Sinon, attendez l'échéance en préparant la suite : un nouveau domaine propre et un site qui vous appartient. On accompagne régulièrement des artisans de Toulouse au Gers dans cette transition — la première étape, c'est de comprendre exactement ce que dit votre contrat.
Questions fréquentes
Comment vérifier à qui appartient mon nom de domaine ?
Faites une recherche WHOIS (par exemple sur le site de l'AFNIC pour les .fr) avec votre adresse web. Le titulaire affiché doit être vous ou votre entreprise — pas votre prestataire. Si c'est son nom qui apparaît, vous ne possédez pas votre adresse web.
Ces contrats de location de site sont-ils légaux ?
Le plus souvent, oui — c'est ça le problème. La location financière entre professionnels est encadrée mais valide, et les protections du droit de la consommation ne s'appliquent pas aux contrats signés pour votre activité. D'où l'importance de tout vérifier avant la signature.
Un site en abonnement, n'est-ce pas le même piège ?
Le format abonnement n'est pas le piège : l'opacité, l'engagement long sans porte de sortie et la confiscation du domaine, oui. Un abonnement sain affiche son coût total, prévoit ce que vous gardez en partant, et transfère la propriété. C'est exactement ce qu'on a mis dans nos contrats.
300 € ou 3 000 €, comment savoir ce qui est juste ?
Ramenez tout au coût total sur 3 ans et à ce qui est livré : qui écrit le contenu, le site est-il construit pour le référencement local, qui le maintient, à qui il appartient. Notre article sur les prix d'un site en 2026 donne toutes les fourchettes du marché.
Un doute sur un devis ou un contrat qu'on vous propose ? Envoyez-le nous. On vous dit gratuitement et franchement ce qu'on en pense — même si vous ne devenez jamais client. Un artisan averti, c'est déjà une bonne action pour le métier. Parler de mon projet →